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Site web pour immeubles locatifs à Montréal
Disponibilités, formulaires de location et ce que le TAL permet de demander, vitesse mobile et prix : le guide des sites de logements locatifs.
Quelqu'un cherche « 4 1/2 à louer Verdun » un dimanche soir. Il trouve votre immeuble, ouvre le site, et ne voit ni prix ni unité disponible. Il revient aux annonces et écrit à trois autres immeubles. Le lundi, votre bureau de location répond à la même question au téléphone pour la dixième fois.
Ce guide s'adresse aux propriétaires d'immeubles locatifs, aux gestionnaires immobiliers et aux promoteurs de projets neufs du Grand Montréal. Il couvre ce qu'un site de location doit faire, ce qu'un formulaire de candidature peut demander selon le Tribunal administratif du logement, ce que montrent 251 fiches locales analysées en juin 2026, et le prix d'un site. Les règles citées viennent des pages publiques du TAL et de la Commission d'accès à l'information, consultées le 22 octobre 2026.
Ce qu'un site de location doit faire
| Tâche | Fonction | Pourquoi |
|---|---|---|
| Montrer ce qui est libre | Unités disponibles, prix, date d'occupation, mis à jour par votre équipe | Une unité louée encore affichée coûte des appels et de la crédibilité. |
| Donner les vraies dimensions | Plans, superficie en pieds carrés, inclusions | C'est ce qui filtre les visites inutiles. |
| Situer l'immeuble | Quartier, transport, stationnement, commerces, écoles | Le locataire choisit d'abord un quartier. |
| Montrer l'immeuble | Photos récentes, espaces communs, vue, lumière | Les photos de 2019 se reconnaissent. |
| Réserver une visite | Créneaux ou formulaire, avec délai de réponse | La visite est l'étape qui décide. |
| Expliquer les coûts | Loyer, charges incluses, stationnement, dépôt | Les frais cachés font perdre le candidat au moment de signer. |
| Être bilingue | Français et anglais complets | À Montréal, une partie des candidats cherche en anglais. |
Ouvrez votre site sur un téléphone, en données cellulaires, et cherchez une unité libre avec son prix. Si vous devez appeler pour l'obtenir, votre site ne fait pas son travail.
Le formulaire de location : ce que le TAL permet
C'est la partie où les sites de location créent le plus de risques. Beaucoup de formulaires en ligne demandent le numéro d'assurance sociale, le salaire, une copie de la carte d'assurance maladie ou un spécimen de chèque. Le TAL et la Commission d'accès à l'information disent le contraire.
Ce que le locateur peut demander :
- nom, prénom et adresse actuelle complète;
- une pièce d'identité présentée, avec ou sans photo, pour vérifier l'identité;
- les noms ou coordonnées des locateurs précédents;
- avec consentement, une enquête de crédit, pour laquelle le nom, l'adresse et la date de naissance suffisent;
- une attestation de crédit, une lettre de recommandation ou des preuves de paiement régulier.
Ce qu'il ne peut pas recueillir :
- les informations contenues sur la pièce d'identité, ni une photocopie ou une photo de cette pièce;
- le numéro de permis de conduire, de carte d'assurance maladie ou d'assurance sociale;
- l'emploi, le nom de l'employeur, le nombre d'années à l'emploi ou le salaire;
- les coordonnées de l'institution financière ou un spécimen de chèque;
- la marque, la couleur ou la plaque du véhicule.
Le TAL précise aussi qu'un locateur ne peut pas refuser une candidature parce que la personne n'a pas fourni un numéro d'assurance maladie ou de permis de conduire. Un formulaire web qui exige ces champs est donc un problème, même si personne ne s'en est plaint.
Deux conséquences pour la conception. D'abord, le formulaire doit demander le strict nécessaire, et expliquer pourquoi chaque champ existe. Ensuite, une pièce d'identité se vérifie en personne ou par appel vidéo, pas par téléversement : si vous n'avez pas le droit de conserver la copie, ne créez pas le champ qui la collecte. Le détail complet est sur la page du TAL sur le bail et la protection des renseignements personnels.
Un site par immeuble, ou un portail ?
Les deux fonctionnent, et le mauvais choix coûte cher.
Un site par immeuble est le bon choix quand chaque immeuble a sa propre adresse, son propre quartier et sa propre clientèle. C'est ce que j'ai fait pour Liveo, dont le cas est décrit ici : six immeubles, un site par immeuble sur son domaine, et une seule base de code reprise d'un site à l'autre. Le premier site définit la structure, les composants et le parcours vers la visite; les suivants changent les photos, les plans et les prix. Une correction profite à tous.
Un portail unique convient quand les immeubles sont petits, proches, ou gérés par la même équipe avec les mêmes prix. Une page par immeuble dans un seul site suffit alors, et coûte moins cher.
Dans les deux cas, les unités et les disponibilités doivent se modifier sans développeur. Chez Liveo, l'équipe de location met à jour une fiche elle-même, le jour où l'information change. C'est la différence entre un site qui reste juste et un site qui ment pendant trois semaines.
Pour un immeuble neuf, une page de pré-lancement suffit avant l'ouverture : ce qui s'en vient, où, et comment réserver une visite. Les demandes entrent avant que l'immeuble soit prêt, et le site complet arrive quand les plans sont finalisés.
Ce que montrent 251 fiches locales
En juin 2026, j'ai extrait par l'API Google Places 251 fiches de condos locatifs, d'appartements à louer et de gestionnaires immobiliers à Montréal, Laval, Longueuil, Brossard, Repentigny et Pointe-Claire, puis analysé la page d'accueil de chaque site.
- 13 % (33 fiches) n'avaient aucun site, ou seulement un profil social.
- Sur les 218 sites, 96 tournaient sur WordPress et 26 sur Wix, Squarespace ou GoDaddy.
- Le score PageSpeed mobile médian était de 55, le plus bas des six secteurs; 38 % obtenaient moins de 50.
- Une balise d'analytique était présente sur 60 % des sites.
- La fiche médiane comptait 18 avis Google.
Le chiffre à retenir est le 38 %. Près de quatre sites sur dix échouent au seuil de 50 sur mobile, alors que la recherche de logement se fait au téléphone, souvent en déplacement. Un site lent perd le candidat avant la photo de la cuisine.
Les limites : la recherche Places renvoie ce que Google classe, pas tous les immeubles de ces villes. Un seul passage PageSpeed par site. Une balise présente ne garantit pas qu'elle est configurée. Aucun immeuble du relevé n'est nommé.
Les données des candidats
En plus des règles du TAL, la loi 25 s'applique. Un formulaire de candidature recueille des renseignements personnels, parfois un dossier de crédit : il faut un avis au moment de la collecte, une politique de confidentialité, et une durée de conservation définie. Une candidature refusée ne se garde pas indéfiniment.
Le point que les gestionnaires oublient : les documents envoyés par courriel. Un dossier de crédit reçu en pièce jointe et conservé dans une boîte partagée n'est pas protégé. Si le formulaire existe, il doit envoyer les documents dans un espace contrôlé, avec un accès nominatif. La liste complète est dans le guide sur la loi 25.
Le français, enfin : le site et le parcours de candidature doivent exister en français. C'est l'objet de la loi 96.
Combien ça coûte
Mes prix sont publics sur la page des tarifs, avant taxes :
- Site Vitrine, 3 500 $ : un immeuble, unités et prix, photos, plans, formulaire de visite, français et anglais.
- Site sur mesure, 5 500 $ : si votre équipe gère elle-même les unités, les disponibilités et les pages sans développeur.
- Options : page supplémentaire 250 $, troisième langue 800 $, blogue 600 $, migration 700 $.
- Entretien : 150 $ par mois pour le forfait Vitrine.
Un portail multi-immeubles se chiffre séparément, parce que le travail dépend du nombre d'immeubles et de la structure des données. Le cas Liveo donne une idée de la démarche : une base, plusieurs sites, un contenu géré par l'équipe.
Les fourchettes du marché sont dans le guide sur le coût d'un site à Montréal.
Vérifiez votre site actuel
- Chaque unité affichée est réellement disponible, avec son prix et sa date d'occupation.
- Les plans et les inclusions sont à jour.
- Le formulaire ne demande ni NAS, ni numéro de carte d'assurance maladie, ni salaire, ni spécimen de chèque.
- Une pièce d'identité se vérifie sans être copiée ni conservée.
- L'enquête de crédit demande un consentement explicite.
- Le site et le formulaire existent en français.
- Un avis de confidentialité précède l'envoi du formulaire.
- La page d'accueil obtient 50 ou plus sur PageSpeed Insights, en mobile.
Si vous gérez un immeuble à Montréal, à Laval ou sur la Rive-Sud et que vous voulez un deuxième avis, réservez un appel de 15 minutes. Je vous dirai ce qui relève du design, ce qui relève de la conformité, et ce qui peut attendre.
Sources
Pages consultées le 22 octobre 2026.
- Bail et protection des renseignements personnels, Tribunal administratif du logement
- Signature d'un bail, Commission d'accès à l'information du Québec
- Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (P-39.1), LégisQuébec
- Langue du commerce et des affaires : vos droits, Office québécois de la langue française
Stanislas Molveau
Fondateur, Molveau Studio
Je conçois et développe des produits web et mobiles, et j'écris ces guides à partir de démontages d'apps réelles plutôt que de théorie.