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Site web pour salon de coiffure ou spa à Montréal

Réservation en ligne, commissions des plateformes, 500 fiches locales analysées, loi 96 et loi 25 : ce qu'un site de salon ou spa doit faire.

Il est 23 h. Une cliente a vu votre salon sur Instagram, elle veut une coupe samedi et elle ne vous appelle pas. Elle cherche votre site, trouve une page de réservation qui demande de créer un compte, puis abandonne. Elle réserve ailleurs.

Ce guide s'adresse aux salons de coiffure, barbiers, spas, instituts de beauté et studios de tatouage du Grand Montréal. Il couvre ce que le site doit faire, ce que coûtent réellement les plateformes de réservation, ce que montrent 500 fiches locales que j'ai analysées en juin 2026, les deux lois québécoises qui s'appliquent et le prix d'un site. Les tarifs viennent de pages publiques consultées le 22 octobre 2026.

Ce qu'un site de salon doit faire

Tâche Fonction Pourquoi
Réserver en deux touches Un bouton de réservation visible dès le premier écran sur téléphone Votre cliente décide le soir, sur son téléphone. Chaque étape ajoutée perd des gens.
Savoir ce que ça coûte Liste des services avec prix et durée C'est la deuxième question après les disponibilités. Sans prix, elle écrit à trois salons.
Voir votre travail Galerie de vos propres photos, compressées Instagram prouve votre style; le site doit le montrer sans ralentir.
Comprendre les règles Politique d'annulation, dépôt, retard Les mêmes règles écrites noir sur blanc évitent la discussion au comptoir.
Trouver l'adresse Heures, adresse, stationnement, transport, identiques à la fiche Google Une cliente qui arrive en retard à cause d'une mauvaise indication ne revient pas.
Choisir la bonne personne Fiches de l'équipe, spécialités, langues parlées À Montréal, la langue de service compte autant que le style.

Ouvrez votre site sur votre téléphone, en données cellulaires, et essayez de réserver samedi à 14 h. Comptez les touches et les champs à remplir. Si vous abandonnez, votre cliente aussi.

Votre site, une page d'application, ou une place de marché

Trois options, souvent confondues.

Votre propre site est le seul endroit que vous possédez : l'adresse, le contenu, le référencement et la liste de clients. Vous pouvez y intégrer un outil de réservation existant, ou faire construire la réservation sur mesure.

La page d'application (votre profil Fresha ou Booksy) fonctionne, mais elle appartient à la plateforme. Vous ne choisissez ni sa mise en page, ni ce qu'elle propose à côté de votre nom, ni son référencement.

La place de marché vous apporte de nouveaux clients, à un prix qu'il faut connaître :

  • Fresha prélève une commission unique de 20 % sur la valeur du premier rendez-vous d'un client venu de sa place de marché, avec un minimum de 6 $ par client. Les clients qui reviennent ne sont plus facturés (Fresha).
  • Booksy coûte 29,99 $ par mois pour un professionnel, plus 20 $ par personne supplémentaire. La fonction Boost, optionnelle, prend 30 % de la valeur de la première visite d'un nouveau client, jusqu'à un maximum de 100 $ (Booksy).
  • Stripe, si vous encaissez vous-même, prend 2,9 % + 0,30 $ par paiement par carte canadienne (Stripe).

Exemple, pour une première coupe à 90 $ : Fresha prend 18 $, Booksy avec Boost prend 27 $ (sous le plafond de 100 $), Stripe prend 2,91 $. Ce sont des illustrations, pas des soumissions.

La conclusion n'est pas de tout ramener sur votre site. Gardez la place de marché si elle vous amène des clients, et donnez à vos habituées un lien direct vers votre propre réservation. Vous ne payez la commission qu'une fois par nouveau client, jamais sur les retours.

Ce que montrent 500 fiches locales

En juin 2026, j'ai extrait par l'API Google Places 500 fiches de salons de coiffure, spas, barbiers, instituts de beauté et studios de tatouage à Montréal, Laval, Longueuil, Brossard, Repentigny et Pointe-Claire. J'ai ensuite ouvert la page d'accueil de chaque site pour détecter la plateforme, mesurer le score PageSpeed mobile et repérer une balise d'analytique.

  • 23 % (114 fiches) n'avaient aucun site, ou seulement un profil social.
  • Sur les 386 sites, 116 tournaient sur WordPress et 94 sur Wix, Squarespace ou GoDaddy.
  • Le score PageSpeed mobile médian était de 59 sur 100; 28 % obtenaient moins de 50.
  • Une balise d'analytique était présente sur 46 % des sites.
  • La fiche médiane comptait 120 avis Google.

Le chiffre qui compte pour vous : près d'une fiche sur quatre n'a pas de site. Vos concurrentes existent sur Google et sur Instagram, mais n'ont aucun endroit à elles pour répondre aux questions qui précèdent la réservation. Une cliente qui compare deux salons donne l'avantage à celui qui affiche ses prix et un bouton de réservation.

Les limites : la recherche Places renvoie ce que Google classe pour chaque requête, pas tous les salons de ces villes. Chaque site a eu un seul passage PageSpeed, et les scores varient de quelques points. Une balise présente ne dit pas si quelqu'un consulte les données. Aucune entreprise du relevé n'est nommée.

Les règles québécoises

Le français d'abord. L'Office québécois de la langue française indique que la clientèle a droit à une version française complète du site d'une entreprise, et que les commerces de services, dont les salons, doivent servir et informer leur clientèle en français (OQLF). Un parcours de réservation en anglais seulement, avec un site français, ne suffit pas. Le détail est dans le guide sur la loi 96.

Les renseignements personnels. Un formulaire de réservation recueille un nom, un numéro de téléphone, parfois des informations de santé (allergies, grossesse, conditions cutanées) ou des photos avant-après. La loi 25 exige un avis au moment de la collecte, une politique de confidentialité et, pour les renseignements sensibles, un consentement explicite. Un studio de tatouage ou un spa qui publie des photos de clients doit obtenir une autorisation écrite, révocable, et la conserver. La liste complète est dans le guide sur la loi 25.

Combien ça coûte

Mes prix sont publics sur la page des tarifs, avant taxes :

  • Site Vitrine, 3 500 $ : services, prix, équipe, galerie, coordonnées, et un lien ou un module vers votre réservation. Français et anglais inclus.
  • Site sur mesure, 5 500 $ : si vous voulez modifier vous-même les services, les prix et les photos sans développeur.
  • Options : réservation intégrée 900 $, troisième langue 800 $, migration du contenu existant 700 $.
  • Entretien : 150 $ par mois pour le forfait Vitrine (hébergement, sécurité, petites modifications).

Si vous utilisez déjà Fresha ou Booksy et que ça fonctionne, je ne vous vendrai pas un système de réservation. Le site sert alors à vous rendre trouvable, à montrer vos prix et à envoyer la cliente vers l'outil que votre équipe connaît déjà. C'est le forfait à 3 500 $. Si la réservation est le cœur du commerce et que les commissions vous coûtent plus cher qu'un développement, on en parle.

Pour situer ces montants dans le marché, le guide sur le coût d'un site à Montréal donne les fourchettes complètes.

Vérifiez votre site actuel

  • Un bouton de réservation est visible sur le premier écran, sur téléphone.
  • Les prix et la durée de chaque service sont affichés.
  • La version française est aussi complète que l'anglaise, parcours de réservation compris.
  • Les heures et l'adresse correspondent à votre fiche Google.
  • La page d'accueil obtient 50 ou plus sur PageSpeed Insights, en mobile.
  • Une politique d'annulation et de dépôt est écrite.
  • Chaque formulaire affiche un avis de confidentialité.
  • Une balise d'analytique est installée, et quelqu'un la consulte.

Si vous voulez un deuxième avis, que vous soyez à Montréal, à Laval ou à Longueuil, réservez un appel de 15 minutes et je vous dirai lesquels de ces points corriger en premier.

Sources

Pages consultées le 22 octobre 2026.

Stanislas Molveau

Fondateur, Molveau Studio

Je conçois et développe des produits web et mobiles, et j'écris ces guides à partir de démontages d'apps réelles plutôt que de théorie.

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